Samedi, 8 mai 2010
Des gens comme Ravololomanana Lalatiana et consorts taxent le Président de la HAT d’unilatéralisme. Déclaration de mauvaise foi caractérisée d’après la brève rétrospective suivante.
Premièrement, à la conférence régionale organisée dans toute l’île, à laquelle ont été invités toutes les tendances politiques, toutes les associations civiles, tous les corps militaires, les trois mouvances n’étaient pas venues.
Deuxièmement, quand la médiature de la République avait convoqué toutes les forces vives, les mouvances de Ravalomanana, Zafy et Ratsiraka ont fait la sourde oreille.
Troisièmement, le « Teny ifampierana » d’Ivato était ouvert à tout le monde sans discrimination. Ces trois mouvances ont encore brillé par leur absence, mise à part quelques membres des partis politiques qui les composent à l’exemple de Vaovao Benjamin de l’AREMA.
Quatrièmement, au sein de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), trois sièges sont réservés à ces trois mouvances. Elles les refusent. Ces sièges sont toujours inoccupés à l’heure qu’il est.
Cinquièmement, après l’Accord de Maputo de d’Addis-Abeba, le Président de la HAT et le Premier Ministre Camille Vital voulaient mettre en place un gouvernement d’ouverture avec ces trois mouvances. Elles répliquent en posant comme condition de leur entrée au dit gouvernement une revendication de ministères de souveraineté, prérogative du Président.
Sixièmement, au retour de Maputo et d’Addis-Abeba, après avoir accepté Andry Rajoelina comme Président de la Haute Autorité de la Transition, les trois mouvances avaient écrit une lettre, demandant l’interdiction de participation aux réunions internationales à l’encontre d’Andry Rajoelina au Premier Ministre du Danemark.
Autres bizarreries de la part de ces gens, pour ne pas utiliser un autre terme plus approprié : ils accourent à l’appel des étrangers pour un voyage à l’extérieur tandis qu’ils tournent le dos à la perche tendue par leurs concitoyens pour trouver une solution commune à la crise ; ils ne taxent pas d’unilatéralisme la décision d’Andry Rajoelina de permettre aux exilés comme Ravololomanana Lalatiana de revenir au pays et de libérer les détenus politiques de Ravalomanana comme, entre autres, Pety et Voninahitsy.
Oh esprit humain, quand l’infection politique t’accable, peut-on encore attendre quelque chose de bien de toi ?

Allocution du Président Andry Rajoelina le 12 mai 2010