Au-delà de la crise

Lundi, 13 septembre 2010

Le plus vite et le mieux possible. C’est ainsi qu’on pourrait qualifier les actes et actions du Président et du Gouvernement de la Transition. La semaine dernière, le Chef de l’Etat était à Antsiranana pour remettre à son niveau d’antan l’usine de construction navale, SECREN, fleuron de l’Océan Indien délaissé pendant les 2 régimes précédents. 3milliards d’ariary sont alloués par le pouvoir actuel pour remettre à flot cette entreprise. Ceci est un exemple de plus, illustrant la volonté du pouvoir exécutif actuel de laisser à la génération future des traces indélébiles au-delà de la crise. Il  y les diverses infrastructures sanitaires de haut standing, les complexes sportifs et les espaces culturels, le renforcement des centrales électriques, l’octroi de terrains aux jeunes décidés à s’orienter vers le travail agricole. Bref, des programmes et projets qui répondent directement aux intérêts du peuple, conformément aux préceptes donnés en Conseil de Ministres par le Président Andry Rajoelina, quelques deux mois plutôt. 
Ainsi, aujourd’hui, toujours dans cet esprit de rapidité et de qualité, le Ministre de l’Education Nationale, Razafimanazato Julien, a lancé l’atelier de l’élaboration des manuels pour tous, dans le cadre de l’UCEMS (Unité de Conception et d’Edition de Manuels Scolaires). L’objectif principal, selon le MEN, est de renforcer l’enseignement de base afin de favoriser la poursuite des études des jeunes malgaches.  Sont sélectionnés, pour élaborer ces manuels, des enseignants du public et du privé auxquels se joindront les auteurs qui ont fait leurs preuves dans la confection de manuels comme le célèbre Maxime Ratoejanahary. 
Pour cette première phase, les manuels à produire sont destinés aux classes de 7ème, 3ème et terminales et traiteront les matières de base : calcul, mathématiques, malagasy, français, physique-chimie. Puis suivront les classes de 6ème, 2nde et premières, et ainsi de suite. Entrant dans l’optique de traitement égal de tous les enfants malgaches en matière d’éducation, ces manuels devraient vendus aux environs de AR 4000. 
Cette entreprise de production, selon le Ministre, doit survivre à la transition car l’éducation n’est une affaire de politique politicienne.

 

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