Dimanche, 3 octobre 2010
Les 3 mouvances le savent bien. Un taux de participation maximale au référendum constitutionnel équivaut à une reconnaissance internationale qui amènerait la fin de la crise. Une éventuelle victoire du « non » signifie qu’il y a des points sur lesquels les protagonistes devraient s’entendre sur la manière de mettre fin à la crise. Ce qui n’est qu’une étape qui resterait à franchir et non un obstacle insurmontable, si chacun y met du sien.
Malheureusement pour le peuple, les 3 mouvances ne l’entendent pas de cette oreille. Elles cherchent à faire durer les sanctions infligées par la communauté internationale en vue d’un objectif qui ne va certainement pas dans le sens de l’intérêt de la Nation, ni dans vers la sortie de la crise. Elles se disent s’adresser à des sourds-muets alors qu’elles refusent de venir discuter sur le terrain où la majorité, toutes tendances incluses, se donnent rendez-vous.
C’est à croire que l’obtention de la reconnaissance nationale est un malheur pour ces trois entités et non un bien pour Madagascar. En admettant qu’une bonne idée et qu’un mouvement salvateur partent d’une personne et qu’ils soient suivis par toutes les personnes de bonne volonté qui veulent sortir le pays de l’abîme de pauvreté où il se trouve, le caractère – ndlr : d’ailleurs inapproprié – justifie-t-il de faire perdurer la souffrance générale, juste pour montrer qu’il y a des maladresses dans la gouvernance actuelle ? Qui ne serait pas déstabilisé par les peaux de banane et les coups bas semés par ceux qui devraient normalement être les meilleurs conseillers, de par les hautes fonctions qu’ils ont assumées.
Madagascar, comment as-tu pu engendrer de telles personnes ?

Allocution du Président Andry Rajoelina le 12 mai 2010