Lundi, 25 octobre 2010
On l’habitude de penser que pour faire face au (sur)coût de la vie, il faut augmenter le pouvoir d’achat de la population. Par son idée de « tsena mora », Andry Rajoelina, le Président de la Transition prend cette logique à contre pied. Ce sont les prix des denrées et autres PPN qu’il abaisse. Les prix et non pas la qualité. Ainsi, selon l’exemple qu’il a lui-même pris, le petit peuple consommera le même riz que lui, vendu dans ces « tsena mora(marché à…bon marché)» à AR 500 le kilo. L’apport de l’Etat, dans cette initiative, est inférieur à 1% du budget. Est-ce une unilatéralité ? En tout cas, il semble que le terme n’a pas été mentionné à cette occasion par ceux qui aiment tant l’utiliser naguère. Commencé à Antananarivo, dans les quartiers habités par les plus démunis, les « tsena mora » couvriront bientôt toute l’île. Dans son discours d’inauguration, le Chef de l’Etat a rappelé les termes de son serment lors de son investiture : tout faire pour le bien du peuple malgache qu’il aime de tout son cœur, dont acte. Ndlr : et pas le premier !

Allocution du Président Andry Rajoelina le 12 mai 2010