Lundi, 4 juillet 2011
Agence NEWS Press – 04/07/2011 15:50:00
Madagascar est en crise. Depuis 2 ans, la communauté internationale, sous l’égide de la SADC, l’organisation qui régit les conflits dans la région tente une médiation entre les « mouvances », terme désignant le parti du président en place Andry Rajoelina, à la tête de la HAT, Haute Autorité de la Transition et les formations politiques des anciens présidents Ratsiraka, Zafy et Ravalomanana ; ce dernier ayant été conduit à quitter le pays en mars 2009, dans des conditions qu’il conteste toujours.
Rien n’y fait : ni les sommets des chefs d’états de la région, ni les consultations des médiateurs internationaux à Antananarivo n’ont permis de déboucher sur un accord accepté de tous. Le référendum constitutionnel, organisé à l’initiative du gouvernement de transition, a certes été approuvé par la population, mais il est récusé par les anciens présidents.
La feuille de route qui vient d’être entérinée à Standton, en Afrique du sud, les 11 et 12 juin dernier, fixe les conditions de retour à la « normalité » constitutionnelle – Fin du régime de transition, élections, définition des institutions, candidatures à l’élection présidentielle – mais donne encore lieu à des interprétations divergentes.
La question du retour de l’ancien président Ravalomanana dans la perspective des prochaines élections est encore source de blocage.
Cette situation ne peut plus durer : les frustrations de la société civile et les difficultés quotidiennes de la population apparaissent désormais au grand jour menaçant les équilibres fondamentaux d’une société fragilisée.
C’est dans ce contexte que de nouvelles personnalités de tous bords politiques en appellent à l’intérêt national et commencent à faire entendre leurs voix.
Il convient de relever notamment un regroupement très ouvert, l’ESD, Espace de Solidarité pour le Développement, dirigé par l’ancien ministre de l’Education nationale, Julien Razafimanazato.
On y retrouve des représentants de toutes les régions, -fait notable- avec de grands noms de l’histoire du pays tels Pierre Tsiranana, fils aîné du premier Président de la République et des membres issus de la société civile, des entrepreneurs, des médecins, des artistes, des hauts fonctionnaires…
L’ESD se fonde sur les valeurs de la société malgache, le « fihavanana », un contrat social fait d’écoute et d’entraide mais entend privilégier le développement du pays au profit de tous et à travers des actions concrètes et solidaires.
Ingénieur statisticien et Professeur de mathématiques, Julien Razafimanazato, de passage à Paris, nous confie que ce message trouve de plus en plus d’écho auprès de ses compatriotes.
« Que l’on soit à Madagascar ou en dehors, que l’on soit simple citoyen ou partisan engagé, chacun doit apporter sa part au développement du pays. Tout le monde a sa place » nous déclare t-il en concluant : « Notre solidarité c’est notre force. »
La rédaction
Sources: http://www.newspress.fr/Communique_FR_243098_2865.aspx
http://www.tv5.org/TV5Site/info/communiques-de-presse-article.php?NPID=FR243098


Allocution du Président Andry Rajoelina le 12 mai 2010