Julien Razafimanazato:L’ESD prêt pour les élections

Mardi, 9 août 2011

L’ancien ministre de l’éducation nationale, Julien Razafimanazato, est de nouveau parti en Europe depuis samedi dernier après avoir été au pays pendant quelques semaines. Avant son départ, l’homme nous a accordé un entretien exclusif où il a partagé sa perception sur les affaires nationales dont l’élection, son défi avec l’Espace de Solidarité pour le Développement (ESD) dont il est le président. Interview.

L’Observateur (Obs): Après quelques mois de silence suivant votre départ à la tête de l’éducation nationale, vous avez décidé de faire parler de vous avec la création de l’ESD. Ce laps de temps vous a, semble-t-il, poussé vers une nouvelle ligne de démarcation dans votre perception de la politique nationale.

Julien Razafimanazato (JR) : Le silence était nécessaire, ne serait-ce que pour prendre un peu de recule et de se ressourcer avant de reprendre. L’ESD se positionne toujours derrière le processus de changement conduit par le président Andry Rajoelina visant à mener le pays sur le rail du développement. D’où notre initiative de créer l’ESD, un Espace regroupant différentes forces de la nation au sein duquel nous apportons nos contributions pour édifier le développement du pays.

Obs : Il y a quelques semaines, vous avez mené un périple en Europe pour la promotion de votre nouveau groupement dont l’écho a été relayé par la presse étrangère. Mais vous avez été un peu moins prolixe sur le plan intérieur.

JR : Nous sommes en train de mettre en place une structure pour la ramification de l’ESD dans diverses régions de l’Ile. Je viens tout juste rentrer dans la capitale hier (ndlr : vendredi dernier) après avoir effectué avec mes collaborateurs un tourné dans la partie nord du pays en vue de la mise en place et de l’extension de nos bases dans la région Diana (Diégo, Ambaja, Nosy-be, Ambilobe) et Sofia.

Obs : C’est-à-dire ?

JR : A titre d’exemple, à Antsohihy, chef lieu de la région Sofia, nous avons dirigé une réunion avec les membres de bureau de l’ESD avant de mettre en place une section regroupant les jeunes de l’ESD. A Manditsara, en compagnie de Ramahafadrahona en tant que conseiller national, nous avons mené une rencontre avec les adhérents et sympathisants de l’ESD à l’espace G, lesquels ont rempli la salle. Le 4 aout dernier, en présence de Boanoro Henri Victor, le SG de l’ESD, nous avons été invités par l’association « Sojabe » du général Jules Mamizara lors de l’ouverture de leur congrès national qui s’est tenu à Befandriana Nord où j’ai pris la parole. Les Sojabe (notables) ont salué notre prise de responsabilité et de notre engagement pour le développement du pays

Obs : Tous dans la région Sofia. Mais, qu’est-ce qui vous différencie aux autres groupements soutenant Andry Rajoelina ?

 JR : Pour la région Diana, nous avons renforcé notre base déjà existant sur place durant notre passage, par exemple, à Ambanja. L’ESD a comme devise « Notre solidarité, c’est notre force ». Nous sommes persuadés que la clé de la sortie de crise et du développement de notre chère patrie part de notre solidarité.

Obs : Que pensez-vous des scénarii de sortie de crise, plus précisément du projet d’élection prôné par le régime ?

JR : A notre avis, c’est l’élection législative qui devrait avoir lieu avant de tenir les élections  régionales et locales. Nous sommes persuadés que la mise sur pied d’un nouvel organe législatif constitue un élément incitatif facilitant la sortie rapide de la crise. Outre la présidentielle, c’est l’étape décisif la plus proche menant vers le retour à la discipline constitutionnelle et permettant d’écourter la crise.

Obs : Et si le régime maintient son projet de combiner communales et le régionales ?

JR : Comme nous avons déjà engagé et pris nos responsabilités pour le bien du pays, l’ESD est prêt à faire face à l’élection qui sera organisée en premier lieu, qu’elles soient communales régionales ou législative ou autres.

Recueillis par Velontsara
Source: L’Observateur de Madagascar

Partager